Dès que les pigeons étaient réceptionnés à Tours (et plus tard à Poitiers), ils étaient nourris et mis au repos de manière à être
préparés pour le retour.
La première dépêche datée du 27 septembre arriva à Paris le 1er octobre.
Les quinze premiers jours, on procéda à divers essais, et ce n'est qu'à partir du 16 qu'un service régulier fut organisé.
Dès lors, M. Blay se chargea de tenir le registre des expéditions.
Par conséquent, on ne connait pas le nombre exact d'envoi dans la première quinzaine, et les chiffres concernant le nombre total de pigeons
demeurent imprécis car divergents selon les sources (Steenackers, Mangin, Blay, La Perre de Roo).
Selon Steenackers, 363 pigeons arrivèrent de Paris, 61 furent utilisés pour annoncer que le ballon était arrivé.
Selon les frères Mangin, 407 quittèrent Paris.
Enfin, Blay prétendait en avoir relâché 248.
Il faut tenir compte de la réutilisation des pigeons (les meilleurs firent plusieurs allers-retours).
Le nombre qui nous concerne pour l'histoire postable est probablement 363, celui cité par Steenackers. Il n'est d'ailleurs pas en
contradiction avec les autres cités.
Prosper Derouard |
Bègue |
Pichon |
Vandenleuvel |
Cassiers |
Laurent |
Tétart |
Seambaert |
Van Roosebecke |
Balmy |
Caillat |
Peters |
Nobécourt |
Vauris |
Deshayes |
Bocheron |
Traclet |
Goyet |
Perjeaux |
Janody |
Cf. La poste, par pigeon pendant le siège de Paris (La revue colombophile - janvier 1893)

Les pigeons étaient renvoyés au plus près de Paris. Le lieu changeait en fonction de l'avance des troupes Prussiennes et des conditions
climatiques et également par sécurité.
Les lachers eurent lieu :
1. dans la région d'Orléans (La Loupe, Nogent-Le-Rotrou, Arthenay, Cercottes, Chevilly)
2. Entre Orléans et Tours (Blois, Beaugency, Villebarou)
3. dans la région de Tours (Mont Louis, Villeperdue, Sainte Maure)
Après l'armistice, le 28 janvier 1871, d'autres lachers eurent lieu près d'Orléans (Ormes)
Outre la distance qu'ils avaient à parcourir, (200 km en 2 à 3 heures pour les meilleurs) les pigeons devaient affronter divers dangers :
les troupes Prussiennes qui s'exerçaient à les tuer, les paysans français qui cherchaient de la nourriture pour leurs famille et les oiseaux
de proie, aigles notamment. Les Prussiens avaient dressé des aigles spécialement pour cette tâche.
Pas étonnant dès lors, que l'arrivée des oiseaux à Paris fut salué à chaque fois comme un exploit et commémoré par de
nombreuses médailles.

Un monument fut même érigé Porte des Ternes à Paris le 28 janvier 1906. Cette sculpture de Bartholdi et Rubin fut fondue
par les Allemands en 1944.
Elle représentait un ballon avec deux pigeons voyageurs.
cf. Monument aux aérostiers du Siège de Paris
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